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03/08/2015

De l'éléctrique dans l'air à Toussus-le-Noble

Depuis quelques temps et avec l’accélération du mouvement, le principe anthropique démontre toute son efficacité sur la commune de Toussus et de son aéroport.

A  notre arrivée à Toussus, en 1987, la commune de 65 habitants rêvait d’un accroissement de sa population afin de garder une vie active dans ce village et préserver une école en phase d’être fermée faute d’enfants.

L’aéroport de Toussus, bien qu’international à l’époque ressemblait plus à une villégiature où il faisait bon de se promener, d’admirer sa tour de contrôle en damier noir et blanc et de côtoyer la Jet- Set qui venait de bien loin, en avion, pour Paris et ses environs.
Un aéroport historique, berceau de l’aviation, bien que dynamique avec ses 120.000 mouvements d'époque, somnolait sur le plateau du grand parc de Versailles. Il était facteur de nuisances sonores pour des communes en pleine expansion avec des visions d'urbanisme à tout va et leur souhait de la fermeture de l’aéroport.

Aussi pour beaucoup, même pour des fonctionnaires de Préfecture, dire en 1995, qu’on venait de Toussus, c’était s’entendre répondre « de Toussus ? » des moments et un temps de quiétude et de bien être qui nous ont fait lier aux « gens » de l’aéroport et les militaires de la marine basée à Toussus, pour devenir, plus tard, des amis, de la famille….

C’est certainement son Histoire et son passé qui sauva cet aéroport, lors de prise de décision de la commune et de son maire  de l'époque, Gilles Pancher, que nous montions l’organisation et la célébration du centenaire de cet aéroport lors des journées du patrimoine. 
C’était réveiller une page d’une histoire très riche de l’aviation française qui s’effaçait avec le temps, l'urbanisation et l’oubli et que beaucoup de mordus souhaitaient préserver.

De la prise en main de l’événement par le Groupe Historique de Toussus à son élargissement en dehors des frontières de la commune, ce travail à plein temps de deux ans, par des bénévoles et des experts de tous bord ont permis de réaliser l’irréalisable. 

Tout était résumé dans notre article « équilibre etstabilité » où la célébration de ce centenaire n’était plus la simple organisation d’une fête et d’un meeting aérien, mais le réveil d’une histoire riche et l’implication d’une population nomade dans le but de l’intégrer dans son environnement.

Il était clair que la survie de cet aéroport mi-affaires et mi-loisirs ne pouvait perdurer dans l’état actuel de l’évolution de la technologie et la lutte contre les nuisances sonores.
Seules les entreprises de l’aéroport qui pouvaient s’adapter aux nouvelles normes auraient vocation de rester sur ce terrain, au grand dam des autres écoles de pilotages qui n’auraient le moyen de réaliser de tels investissements.
C’était pourtant le prix à payer pour la survie de cet aéroport en proie à une urbanisation voisine, intensive et vorace.
La création des journées du patrimoine et l’ouverture du domaine, étant le lien vivant entre les riverains et les utilisateurs.

C'est au travers de nos diverses rencontres avec des hommes d’affaires de tous horizons, inconditionnels amoureux de cet aéroport et le partage des idées qui nous a permis de croiser M Alexandre Couvelaire, membre de l’Association l’Ascendant, association pour le développement de l’aviation d’affaires à Toussus-le-Noble dont le President JP Trimaille n'est autre que le directeur en second des vols lors du Centenaire.
L’un de ses premiers objectifs, en son temps était celui de ré-ouvrir le bureau des Douanes à Toussus afin de lui rendre son caractère international et permettre une plus grande fréquentation des d’avions d’affaires, moins bruyants et plus rentables que les fameux tours de pistes sonores des avions écoles n’ayant pas renouvelé ou modifié leur parc.
M Alexandre Couvelaire fait actuellement partie de la direction d’AEAC Aéro, créée en février 2014 - http://www.aeac.aero/ - compagnie basée aux USA, spécialisée dans la fabrication des avions électriques de future génération. Des avions encore au stade de prototype en phase d’homologation.  
L’Aéro club ATCF aurait signé dernièrement une intention d’achat pour ce type d’avion. 

Déjà l’ATCF s’était distinguée par l’achat des Aquila en 2006 et avait parfaitement intégré que si Toussus devrait être l’aéroport du futur, il fallait obligatoirement être précurseur.
Maintenant de qui l’E-FAN d'Airbus ou bien le Sun Flyer américain sera le premier sur l’aéroport de Toussus-le-Noble ? Si la question reste posée, les premières pierres de l’édifice de l’aviation du futur sont dans tous les cas, scellées.
Pour la petite histoire, à la traversée de la Manche en avion électrique, le Cri-cri avait bien devancé Airbus…. Qui arrivera le 1er à Toussus ?

Dans ce système anthropique, après les premiers wagons de "Redbird reef" via le centenaire, voici la riche faune et flore qui revient peupler le plateau historique et économique de notre commune.

Un grand bravo à ces entrepreneurs qui préservent notre histoire et développent notre économie.

« Faire feu de tout bois pour créer davantage d’entreprises et d’emplois » est la devise de l’Ascendant, qu’Alexandre Couvelaire nous avait remis lors d’un déjeuner avec l’ancien commandant de l’aéroport de Toussus, M Jacques Pageix, en 2014. Nous étions au T Bird de l’ATCF. Quel hasard !!

crédit photo : http://www.aeac.aero