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30/12/2015

N°2015/61-ADOPTION D’UN NOM POUR LE COSEC à Toussus-le-Noble - Extrait du CR du 17/12/2015

Sur proposition de Mme Géraldine LASBLEIS, Adjointe au Maire,
Considérant le souhait de la commune de Toussus-le-Noble de reprendre l’idée de donner un nom au COSEC (Complexe Omnisports Sportif Evolutif Couvert), nom devant évoquer le sport et l’aviation,
Considérant l’appel à idées lancé dans le Toussus Mag du mois de septembre 2015 avec un retour des propositions au plus tard le 31 octobre 2015,
Considérant le retour de quatre propositions, à savoir Christian MARTY, Catherine MAUNOURY, Célestin PEGOUD, Caroline AIGLE,
Considérant l’étude des quatre propositions par la Commission Vie Locale en date du 19 novembre 2015,
Considérant que la Commission a procédé par élimination et n’a pas retenu Catherine MAUNOURY et Caroline AIGLE, pour les raisons suivantes :
-Catherine MAUNOURY : Bien que ses exploits de voltige aérienne soient tout à fait remarquables, elle a la chance d’être toujours de ce monde à ce jour. C’est pourquoi, la Commission a estimé que donner son nom à un bâtiment ne lui semblait pas pertinent et que Mme MAUNOURY n’avait pas suffisamment marqué l’histoire pour justifier de prêter son nom de son vivant à un bâtiment.
-Caroline AIGLE : Bien qu’elle ait eu un destin tragique et qu’elle réponde aux deux prérequis (exploit sportif et aviation), la Commission n’a pas retenu sa candidature, son nom étant associé à l’aviation militaire/de guerre alors que la Commission souhaitait privilégier un nom lié à l’aviation civile.
Considérant que les deux noms pré retenus sont Christian MARTY et Célestin PEGOUD, avec une majorité de la Commission favorable à Christian MARTY, pilote du Concorde, joyau national, technologique et révolutionnaire. En effet, Mr MARTY était aux commandes du Concorde, le 15 juillet 2000, lorsque celui-ci a été victime d’un accident au décollage de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et s’est écrasé. Cet homme était en outre un sportif émérite puisqu’il fut le premier à traverser l’Atlantique en planche à voile en 1982. Quant à Célestin PEGOUD, as français, premier saut en parachute et précurseur de la voltige aérienne, il s’est illustré sur Buc, Châteaufort et Toussus-le-Noble. Cependant, il a reçu moins d’opinions favorables de la part de la Commission, celle-ci estimant que si Mr PEGOUD a volé sur Toussus, c’était il y a plus de 100 ans et que la commune de Châteaufort lui rend déjà régulièrement hommage et, de plus, a érigé en sa mémoire une stèle et un jardin,
Il est proposé au Conseil de voter en faveur d’un de ces deux noms.
Mr LOCOH tient à préciser que la Commission n’avait pas de préférence pour telle ou telle personne mais une majorité des membres a estimé que les noms de Célestin PEGOUD et de Christian MARTY pouvaient être proposés.
Une proposition a été soumise à la Commission quant à la désignation par vote de la population du nom pour le COSEC. Mais ce process n’a pas été retenu.
Mme LASBLEIS répond que Célestin PEGOUD et Christian MARTY sont les deux noms proposés au vote du Conseil étant donné qu’ils étaient favoris lors de la Commission, sachant que Célestin PEGOUD était certes une personnalité liée à Toussus mais déjà très présent à Châteaufort.
Mr LOCOH évoque le fait que c’était déjà le point de vue de Mme LASBLEIS lors de la Commission.
Il souligne que donner le nom d’une personnalité à un patrimoine de la commune représente un certain nombre de valeurs. Il estime que Mr PEGOUD est un personnage qui a marqué le territoire, entre Buc, Toussus et Châteaufort, au niveau du parachutisme et de l’aéronautique. Le fait est qu’un certain nombre de sites, d’associations, de musées, de personnes contribuent à faire de Célestin PEGOUD un héros de l’aéronautique.
Mr LOCOH souhaite que l’on ne personnalise pas le choix du nom, rappelant que c’est Mr AGOPIAN qui a proposé le nom de Christian MARTY.
Mme LASBLEIS rappelle que Mr AGOPIAN avait déjà proposé ce nom lorsque l’appel à idée avait été lancé sous la mandature de Mr PANCHER.
Mr LANCINA partage ce que Mr LOCOH a énoncé concernant Célestin PEGOUD, en rappelant que ce nom est déjà très présent à Châteaufort comme l’est BLERIOT pour Buc. Mais il souligne qu’il partage également un autre point de vue : il lui semble plus opportun pour Toussus, de se choisir une référence qui va dans le sens de la technologie et le futur de l’aérodrome. Le Concorde n’a jamais été égalé et ce côté novateur, innovant va dans le sens du projet de Cluster.
Mr PANCHER estime que Mr MARTY n’incarne pas la technologie, n’étant que pilote sur le Concorde.
Mr LOCOH rajoute que c’est le copilote qui pourrait aussi être choisi. Le copilote était un sportif émérite également.
Mr LANCINA répond que si on suit ce raisonnement, on n’avance pas. Sur Toussus, il y a déjà toute une histoire autour de FARMAN. Choisir PEGOUD en plus ne pose-t-il pas le problème de se tourner encore une fois vers le passé ?
Mr PANCHER demande pourquoi dans ce cas là on ne choisirait pas le nom de Catherine MAUNOURY, qui est un personnage contemporain.
Mr LOCOH rajoute que choisir le nom de PEGOUD permettra de fédérer un certain nombre de choses qui existent aujourd’hui en sa mémoire
Mr LANCINA pense que le Concorde parle plus aux utilisateurs du COSEC que Mr PEGOUD.
Mr PANCHER rétorque que Mr MARTY a malheureusement "scratché" le concorde et Mme Borges de poursuivre: donc pourquoi ne pas donner le nom de "Concorde" à la salle si c'est l'avion qu'on veut honorer?
Mr CHARLES évoque l’idée de donner un nom à chaque salle de l’Espace du Plessis.
Mme BORGES est d’accord avec cette idée. Elle précise que le nom d’Antoine de Saint-Exupéry est souvent revenu dans les discussions avec certains Nobeltussois, car c’était non seulement un aviateur mais aussi, un écrivain émérite qui a mené un combat contre le nazisme.
Mr LOCOH précise que donner le nom d’une personne à quelque chose c’est honorer cette personne.
Mr AGOPIAN propose de s’abstenir au moment du vote étant donné qu’il est à l’origine de la proposition d’un des deux noms soumis au vote.
Mr CHARLES demande à Mme BORGES si d’autres noms ont été évoqués dans le cadre des discussions qu’elle a pu avoir avec les Nobeltussois.
Mme BORGES répond que non.
Mr CHARLES précise que lorsque l’idée de donner un nom au COSEC a été évoqué sous la mandature de Mr PANCHER, avec la possibilité de l’adoption du nom de Célestin PEGOUD, rien n’a été débattu et donné lieu à une délibération. Il estime d’autant plus étonnantes les allégations de Mr FINAN reprochant à l’actuelle municipalité d’avoir procédé à l’annulation de cette délibération alors qu’elle n’existe pas.
Mr PANCHER confirme qu’il n’y a pas eu de décision durant sa mandature.
Mr LOCOH propose que le vote ait lieu à bulletin secret, ce qui est accepté par le Conseil.
Après dépouillement, Célestin PEGOUD obtient deux voix, Christian MARTY dix voix. La dernière voix est un bulletin blanc.

Le Conseil, après en avoir délibéré à 10 voix pour, 2 voix contre, 2 abstentions,
APPROUVE l’adoption du nom de Christian MARTY pour le COSEC.


22/12/2015

Choix culturel autour d’un plateau repas, accompagné de sa confiture maison

La commission Culture  et les élus ont choisi un nom à donner au COSEC autre que Célestin Pégoud qu’Aériapole avait proposé.
Nous aurions compris, si ce choix porte sur des noms de l’Histoire notre Région « Berceau de l’aviation » dont nous en sommes très fiers et sur lequel le programme anthropique s’était développé pour mener un aéroport menacé de fermeture (vidéo réalisée en 2010), "C'est écrit dans le ciel", de son centenaire en 2007 à un aéroport du futur.

Pour ne citer que quelques exemples des grandes figures de nos communes : Robert Halbronn,  Lucien Boussoutrot, Bertram Ramsay, Paul Ducellier, Michel Berlin, Jean Casale, Louis Massotte où des noms de femmes, pour une parité qui nous est chère aujourd’hui : Jacqueline Auriol, Adrienne Bolland, Hélène Boucher,  et pourquoi pas  une figure contemporaine reconnue mais hors région, telle que Caroline Aigle, retenue aussi, mais balayée, pour la délibération au CM.   etc…
De plus, comme chacun le sait, le centenaire Marcel Dassault sera célébré en 2016.
Des noms de vétérans qui ont fait la gloire de notre Région, qu’une simple consultation dans les livres et médias,  détaillerait longuement…

Vu toutes les célébrations nationales et locales autour de Pégoud et au vu de la réticence des élus pour lui donner sa place dans notre commune, le choix final qui s’est porté sur la tragique fin du vol AF4950 du 25 juillet 2000 et de son équipage (lire article aeriapole : Le destin tragique du vol AF 4950) nous laisse perplexe.
Un choix sur une délibération et des allégations qui nous sont portées, que nous avons du mal à comprendre à la lecture du CR du CM du 17/12/2015.
Tous les pilotes, les commandants, les équipages, dans leurs fonctions,  assument cette responsabilité au quotidien pour mener leurs passagers à bon port.
Ne dénions pas la virtuosité du pilote, une pensée aussi à son équipage et interrogeons nous plutôt ce choix et pour une commune comme Toussus,

C’est plutôt un nom historique de notre région que nous aurions préféré dans une commune comme celle de Toussus-le-Noble, « Berceau de l’aviation en marche vers l’aéroport du futur ». C'est des As de notre Région qui mériteraient de figurer. Ils ne manquent pas. Le livre que sortira prochainement le GHTN le démontrera. 
Ce qui nous interpelle c’est qu’il a été proposé, par un actuel élu, ancien chef de cabine qui a connu le commandant.
Cette nomination de lieux publics dans notre commune « Berceau de l’aviation » serait elle devenue connaissance  autour d’un plateau repas  ?

Que retiendra l’histoire de notre commune par cette dénomination du COSEC et en attendant son inauguration officielle, l’article d’Aériapole partenaire de « Toussus-Expressions »   confirme une fois de plus  notre opinion sur le sujet.

21/12/2015

Le tragique destin du vol AF4590

Le 25 Juillet 2000,  le commandant du concorde se prépare deux heures avant le vol du vol charter AF 4590 Paris New-York, il est rejoint par son copilote et l'officier mécanicien, qui vont l'accompagner. Un vol régulier en perspective. Les six membres d'équipage arriveront un peu après. 


Ce jour-là, le commandant constate que, l'avion dont il va prendre possession est plein de passagers, essentiellement des Allemands qui s’offrent une croisière dans les Caraïbes. avec des excédents de bagages. En général, les hommes d'affaires que transporte le concorde préfèrent voyager léger. Il envisage alors de faire partir quelques-uns des bagages sur le vol subsonique suivant à destination de New York.
Le concorde nécessite une délicate équation à calculer entre masse au décollage et le carburant car pour le roulage qui est très long à Roissy il brûle une tonne à lui tout seul, puis pour le vol Paris-New York, plus 5% de sécurité, plus une marge d'autonomie pour rallier un aéroport de dégagement à l'arrivée, plus de quoi tourner en l'air pendant trente minutes en cas d'attente. 


Ce n'est pas de la routine, mais de la sécurité.
Il est environ 16 h 40 lorsque le Concorde pointe à l'entrée de la piste.
A l'extrémité de celle-ci, un autre appareil en provenance de Tokyo attend l'autorisation de la traverser. A son bord se trouve le président Chirac,de retour du G8 organisé au Japon. Le commandant du Concorde vient de lâcher les freins. Il a devant lui 4200 mètres de piste.

Les contrôleurs aériens ont quitté des yeux leur écran pour assister à l'envol majestueux du supersonique mais c'est une vision d'horreur qui les saisit. 
Une aile du Concorde est dévorée par un gigantesque brasier. Ils tentent de prévenir le pilote. 
C'est déjà trop tard, le commandant  annonce une perte de puissance du moteur numéro 2. Et informe que « Le train ne rentre pas.».   Le moteur numéro 1 ne donne pas toute sa puissance. La fin est proche pour le Concorde. Il a cessé de prendre de l'altitude. Commandant et copilote se battent aux commandes. En vain. A 16 h 44, la trajectoire du Concorde en feu s'incurve sur la gauche. L'avion en perdition se retourne presque complètement et tombe comme une pierre. Il s'écrase en feu sur l'Hotelissimo à Gonesse, heureusement vide à cet horaire , tuant quatre femmes de ménage à l'ouvrage.
Les pompiers d'ADP convergent vers le lieu du crash ainsi que toutes les casernes du Val-d'Oise. Au total, quelque 800 sauveteurs, dont 150 gendarmes mobiles, 80 gendarmes, 110 policiers, 150 CRS, 242 pompiers et secouristes unissent leurs efforts sur le lieu de cette catastrophe.

Le commandant de bord du vol AF 4590, Christian Marty,  54 ans, un ardent de VTT, de randonnées en montagne et un passionné de planche à voile, il avait traversé ainsi l'Atlantique, en 1982, son  copilote Jean Marcot, Gilles Jardinaud, l'officier mécanicien, six membres d’équipage, et un rêve brisé pour 96 Allemands, 2 Danois, 1 Autrichien et leur accompagnateur américain, retraité d'Air France. 37 touristes du même groupe avaient pris le vol régulier du Concorde, le matin même, à 11 heures. Hasard des embarquements et des destins

Un tragique accident et une catastrophe aérienne qui scellera la fin du Concorde.
Le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, décida le jour même de l'accident d'interdire les vols suivants de Concorde. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses fut chargé de déterminer les causes de l'accident dans un but de prévention.

Dans les jours qui ont suivi, les certificats de navigabilité des Concorde ont été suspendus, ce qui a entraîné l'interruption des vols de British Airways entre Londres et les États-Unis. Ils n'ont été rétablis qu'après que diverses modifications techniques eurent été effectuées sur l'appareil, notamment pose de revêtement en Kevlar à l'intérieur des réservoirs, renforcement de la protection des circuits électriques au niveau des trains principaux et installation de pneus plus stables. Aussi une dizaine de places à bord sont supprimées. 
Le Concorde vole à nouveau en novembre 2001, mais Air France et British Airways décident d'en arrêter l'exploitation en 2003.


Une stèle a été érigée sur la commune de Mitry-Mory en Seine-et-Marne, près des pistes de l'aéroport, pour rendre hommage aux victimes.

01/12/2015

COP21, Aériapole, fourmilière. Et si nous commençons à gérer devant notre porte ?

La conférence mondiale sur le climat ouvre ses portes du 30/11 au 11/12 2015 à Paris. 195 pays et chefs d’états qui se pencheront sur une planète de plus en plus malade. 
L’objectif : trouver un consensus pour ces hommes qui veulent réguler la terre au lieu de s’y adapter. L'enjeu actuel serait de limiter le réchauffement et de favoriser les nouvelles énergies en limitant les déchets, canaliser la surproduction, éviter le gaspillage et favoriser le bilan carbone des circuits courts en faveur de l’économie de proximité. Des objectifs louables pour ceux qui veulent bien respecter les règles.

Toutefois l’ingérence de la globalisation dans notre quotidien a changé la donne pour diriger  la production vers des lieux à moindres coûts. Des conséquences perverses d’une politique qui nous frappent de plein fouet. Finalement la pollution se déplace et on balance chez le voisin au lieu de s'organiser chez soi.
Comment en vouloir aux pays du tiers monde qui veulent rattraper les niveaux de vie tant convoités des pays occidentaux et à qui on demande maintenant de polluer moins ?  
La pollution est elle  le prix à payer de ceux qui ont accepté de produire pour les pays riches et consommateurs à fort pouvoir d’achat ? Une course vers une quête de bien être à court terme ne prenant compte ni l’environnement qui s’affaiblit ni une planète qui s’amenuise.
la gestion économique ubuesque de la traite intensive d'une vache à lait à qui on veut aussi manger sa viande. Des multinationales qui fabriquent avec une obsolescence programmée, des produits dans des pays pauvres pour des pays riches qui surconsomment dans deux objectifs précis : puissance et richesse.

Cette recherche de nos sociétés pour un confort à court terme et aux perspectives néfastes c'est comme  « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »  qu'avait prononcé Jacques Chirac, en ouverture de son discours lors de l'assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 en Afrique du Sud.
Qu’avons-nous fait depuis ? Est ce bien ce monde qui nous avons produit que nous voulons transmettre à nos enfants et aux prochaines générations ?

C’est dans ce contexte et cette semaine de la COP21 qu' Aeriapole dans son concept micro-économique souhaite mettre en avant des entreprises efficaces mais pas assez écoutées. Toutes les raisons de coûts sont traquées et invoquées par les preneurs de decisions.

Lors de précédents articles, nous avons présenté la société AirDesignLab et son le ciel artificiel.  Le PDG, Julien Rathle nous expliquait comment apporter une expertise à ses clients notamment par l'utilisation de la météorologie et la mise en place de stratégies climatiques particulières à un site et un programme. « Elle mesure et quantifie l'usage de l'environnement naturel afin de limiter l'appel aux systèmes mécaniques et aux ressources non renouvelables » nous disait il.
AirDesignLab  a aussi été finaliste des grands prix de l’innovation 2012 de la Ville de Paris, avec un objectif,  l'idée de  réaménager les conduits de cheminée pour la plupart inutilisées, des bâtiments construits en début du siècle dernier. Une solution efficace et peu coûteuse pour couvrir une partie des besoins de froid et de chaud.  La présentation de cette cheminée de ventilation pilote s'est faite lors à la Semaine de l'Industrie en 2015 dans un hangar de l'Aéroport de Toussus-le-Noble pour démontrer son efficacité.
En quatre ans d'activité Airdesignlab et son choix de venir s'établir sur l'aeroport de Toussus est devenu un laboratoire innovant contribuant à la transition énergétique en France en travaillant avec des acteurs clefs mais est il assez consulté par nos responsables, preneurs de décisions et chefs de projets ?

Sur un autre registre, rappelons l’aventure des abeilles de Toussus et de ce miel d’où une terre a pris ses ailes.  De ce projet de piste cyclable pour favoriser les déplacements au quotidien et de loisirs et dont on tarde à connaître le prix du terrain en bordure de route salie par les détritus d'une décharge sauvage haute de trois étages que personne n'a vu se développer.  La filière bois/ buche, sans oublier l’arrivée de l'avion éléctrique Efan à Toussus pour la première fois lors du 100/24 en 2014 et qui a confirmé la vision de Toussus Aéroport du Futur comme conçue lors du centenaire en 2007.

Nous saluons les communes qui favorisent et encouragent la gestion des commerces participatifs et de proximité, ces communes qui encouragent la vente des produits de producteurs locaux et préservent leurs espaces, favorisent les circulations douces et les transports appropriés, à l’énergie propre.

Si la COP21 à un niveau étatique est à la recherche d’une solution globale, nous croyons qu’au niveau local  chacun doit endosser ses responsabilités à la gestion de SA fourmilière. Comme les petites gouttes qui forment les océans, balayons chacun devant notre porte, notre petite planète bleue ne se porterait que mieux. 


25/11/2015

Réflexions sur le présent de l'aeroport de Toussus par "Toussus-Expressions"

Dans un contexte de développement économique du Plateau de Saclay générateur de besoins énormes en urbanisation, habitats et moyens de déplacements (métro, bus, voitures),
L’aéroport est pour Toussus une grande chance. Ceci étant, les habitants de Toussus n’ont pas à souffrir des activités de l’aéroport en particulier de la croissance du trafic des hélicoptères et avions à moteurs thermiques.
La perspective d’avions électriques sur Toussus est une excellente opportunité pour la quiétude des habitants mais la substitution et la disparition des aéronefs thermiques n’auront pas lieu avant 20 ans.
Nous pensons que la vision d’un aéroport du futur avec le Plateau Paris-Saclay est jouable ; à condition que les nuisances actuelles soit traitées à court terme.
  1. Petit historique
Rappelons ce qui s’est passé ces dernières années. En 2009, devant le ras le bol des habitants des communes des environs et pour améliorer la sécurité, des mesures ont été prises pour faire évoluer le circuit de vol autour de l’aérodrome. Notre commune a été impactée principalement par la création d’un troisième tour de piste. Il est plus court, entoure notre village et est dédié aux aéronefs les plus bruyants : les hélicoptères. Cette nuisance a été contrebalancée par l’instauration d‘une plage de silence absolu de trois heures, les dimanches d’été.
Autre élément important, la commune de Paris veut fermer l’activité commerciale de l’héliport de la porte d’Ivry. Celle de Saint Cyr l’école menace de fermer l’aérodrome si un compromis n’est pas trouvé entre riverains, urbanisation et usagers. Cela se traduit d’ors et déjà par une augmentation sensible du trafic de hélicoptères sur notre commune.
Constatant que l’aménagement des circuits autour de l’aérodrome de Toussus n’a pas donné satisfaction aux riverains, un groupe de travail a été réactivé fin 2012 et a fourni en juin et en septembre 2013 un rapport proposant un certains nombres de pistes. Depuis, pas d’informations officielles. Notre commune est-elle représentée, comme elle en a le droit ? Quelle est la position de l’équipe majoritaire sur le sujet ?
  1. Synthèse de l’étude des activités de l’aérodrome de juin 2013 – Source rapport DGAC-Préfecture 2013
L’aérodrome de Toussus le Noble évolue dans un contexte particulier et atypique, combinant :
  • Un très fort trafic (5eme aérodrome français en nombre de mouvements, 1er aérodrome d’aviation générale) dans un milieu moyennement urbanisé,
  • Une typologie de trafic non conventionnelle (environ 50 000 de tours de piste, 17 000 mouvements hélicoptères, 5 000 mouvements d’aviation d’affaires),
  • Une activité hélicoptère en forte augmentation du fait des restrictions imposées sur d’autres plates-formes de la Région Parisienne,
  • Des restrictions d’exploitation, imposées par 2 arrêtés ministériels, uniques en France (limitation aux aéronefs de moins de 12t, fermeture de 22h30 à 6h00, plages de silence…) mais jugées peu satisfaisantes par les usagers et les riverains,
Cette plate-forme possède des atouts à prendre en compte dans la réflexion :
  • Un positionnement stratégique et justifié parmi les aérodromes du territoire, qui en fait un aérodrome incontournable du paysage aéronautique régional voire national (position géographique, formation pilotes,…),
  • Un impact socio-économique significatif pour un aérodrome d’aviation générale (minimum de 400 emplois et 60 millions d’euros d’impact direct),
  • Une infrastructure et des services de grande qualité pour un aérodrome d’aviation générale (loisir, formation) mais malgré tout contraignante pour de l’aviation d’affaires (continuité du service, restrictions d’utilisation…),
  • Un impact sur la biodiversité et un impact sanitaire négligeables,
  • Un patrimoine historique (lignes FARMAN…) et social (formation, associations).
Il est nécessaire de considérer également les contraintes s’imposant à cet aérodrome :
  • Des nuisances sonores significatives (en moyenne inférieures aux normes, mais gênantes de par la répétition des mouvements aéronautiques), entraînant une situation conflictuelle entre usagers et riverains,
  • Un espace aérien complexe et contraint (hauteur de survol, proximité d’Orly et de Villacoublay, survol des habitations à éviter…)
  • Un Propriétaire / Exploitant commun à de nombreuses plates-formes du territoire, ne possédant ni les mêmes prérogatives, ni les mêmes priorités qu’une collectivité locale,
  • Une acceptation insuffisante par les populations locales.
  1. Piste d’évolution évoquée dans cette étude
Plusieurs scénarios ont été proposés par type d’activité, des scénarios diamétralement opposés.
  • Activité « formation aéronautique » : plusieurs scénarios allant de l’interdiction des tours de piste, le développement d’une plate forme d’activité déportée ou la suppression des limitations permettant d’augmenter le trafic
  • Activités  « loisirs » : là encore de nombreux scénarios allant de l’interdiction des vols hélicoptères, l’application raisonnée du décret hélicoptère, le développement d’une plate forme d’activité déportée, l’augmentation des plages de silence ou la suppression des limitations permettant l’augmentation du trafic.
  • Activité « aviation d’affaire » : 3 scénarios allant de l’interdiction des vols IFR au développement de cette activité
  • Activités « industrielles » : plusieurs scénarios allant de la suppression de l’activité de maintenance au développement de cette activité
 4. Que faire pour défendre notre commune ?
Dans un contexte de développement économique du Plateau de Saclay générateur de besoins énormes en urbanisation, habitats et moyens de déplacements (métro, bus, voitures), l’aéroport est pour Toussus une grande chance.
Comme par le passé lors du développement de St Quentin et des communes voisines, l’aéroport préservera les espaces agricoles et paysagers autour de Toussus, faisant en quelle que sorte un rempart contre l’urbanisation excessive.
Ceci étant, les habitants de Toussus n’ont pas à souffrir des activités de l’aéroport en particulier la croissance éventuelle du trafic des hélicoptères et avions à moteurs thermiques.
La perspective d’avions électriques sur Toussus est une excellente opportunité pour la quiétude des habitants mais la substitution et la disparition des aéronefs thermiques n’auront pas lieu avant 20 ans.
D’ici-là, nous considérons que nous devons agir pour réduire l’impact du trafic actuel, surtout celui des hélicoptères qui est actuellement la principale nuisance pour les Nobeltussois.
La position de la majorité municipale n’est pas claire. Le maire a participé à la promotion de l’avion électrique. C’est bien-sûr un espoir important de progrès et nous le soutenons. Pour les hélicoptères, aucune communication. L’arrivée du père Noël en hélicoptère, lors de la dernière fête de Noël de la commune, est-elle un symbole ?
Nous pensons que nous devrions être plus déterminés et actifs sur le sujet.
L’intérêt de notre commune n’est pas le même que celui des autres communes riveraines. L’aérodrome est source d’emplois et fait partie de notre paysage.
Mais nous devons tenir compte sur les nuisances subies par les autres communes : Les Loges, Chateaufort, Magny les Hameaux et Villiers. C’est notre intérêt pour deux raisons.
Nous sommes aussi touchés par la pollution générée par l’aérodrome. Au niveau sonore, principalement les vols d’hélicoptères de tourisme.La commune est trop petite pour peser sur les enjeux économiques et urbains. Nous risquons de faire les frais d’un compromis qui nous sera imposé.
Nous pensons que la vision d’un aéroport du futur avec le Plateau Paris-Saclay est jouable ; à condition que les nuisances actuelles soit traitées à court terme.

11/11/2015

Mémoire sur les lieux des combats du 18eme RI de 1914 à 1918

Photo : Aériapole - Membres de l'ARA autour de M. L Pioger et de l'Attaché Militaire Capitain P Stonor 
Toussus-le-Noble 2009


Cet article est un hommage aux hommes que le chemin de la vie nous fait croiser, qui ont écrit l'Histoire et avec qui nous bâtissons pour notre nouvelle génération, afin que "la Mémoire demeure"

Notre rencontre s’est faite avec M Léon Pioger, une personnalité bien connue de Toussus, qui lors de notre arrivée dans cette commune en 1987, nous avait accueilli chaleureusement avec toute l’équipe Municipale, pour bâtir et arriver au Toussus actuel que nous connaissons.

M Léon Pioger, ancien militaire, parachutiste du Régiment Royal Auvergne, Président de l’amicale Ile de France de l’ARA (Amicale Royal Auvergne) présidait toutes les journées de commémoration et du Souvenir. Il nous avait fait faire la connaissance de la famille du Maréchal Leclerc Hautecloque. La 2eme DB était venue à plusieurs reprises pour des festivités dans notre commune. La dernière en date étant l’installation de la borne du serment de Koufra, devant la Mairie de Toussus.

Léon Pioger et le Royal Auvergne, c’est l'union d'un régiment faite d’affection et de confiance mutuelle, c’est une histoire de famille, de vie et de copains, qu'il raconte avec enthousiasme.
L’actuel Président Ille de France de l’ARA voit sa génération vieillissante et souhaite pouvoir transmettre le souvenir de ce Régiment haut en couleur qui façonnât l’Histoire de France depuis sa création en 1635 formé par Monsieur Du Bourg de Lespinasse. Un régiment qui participa à la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique et ses exploits à Yorktown ou les insurgés américains et le général Washington et leurs alliés français commandés par le comte de Rochambeau se confrontèrent aux britanniques commandés par Lord Cornwallis.
Un régiment qui fit partie de la Grande Armée de Napoléon dans toutes les campagnes : Austerlitz, Eylau, Moskowa.  Il participa à toutes les campagnes de France où ses soldats marquèrent le destin de la Nation avec leur sang.
Le régiment qui fut dissout le 30 avril 1961 lors du Putsch d’Alger.

Pour la commémoration de la Guerre 1914-1918, M Pioger nous a remis un mémoire sur les lieux des combats du régiment, en deux parties que vous pourrez lire en cliquant sur les liens ci-dessous :



02/11/2015

Un nom pour le COSEC de Toussus

L'actuel Conseil Municipal de la Mairie de Toussus-le-Noble a souhaité trouver  nom au COSEC. Un nom qui devra évoquer les deux idées du sport et de l'aviation. Il consulte à nouveau la population pour des nouvelles propositions.

Pour ce projet, nous avions en son temps au travers d'Aériapole, proposé le nom de « Célestin Pégoud » qui avait été retenu mais avec les élections et le changement de municipalité, il en a été décidé autrement.

Ce projet se dessine à nouveau et nous en sommes  ravis car aujourd’hui le nom de cet as  et héros de l’aviation française serait encore plus approprié à notre COSEC et ce pour différentes raisons :

Les rues de notre commune, « Berceau de l’aviation » sont pour la plupart, marquées du nom des grands aviateurs qui ont fait la gloire de l’aéronautique Française. Pour la plupart ils ont travaillé à Toussus, mais ont résidé dans les communes environnantes comme Chateaufort ou Buc.

°  Le nom de Pégoud ne figure pas dans notre commune. Un grand hommage lui a été rendu lors du centenaire de Toussus en lui réservant un article plein page rédigé par Pascal Bouchain, dans le programme de 35 pages qui a été distribué lors de l'événement.

°   le Blériot XI Pégoud  et un Rafale dans le ciel de Toussus lors du Meeting du Centenaire, en reconnaissance à ces as de l’aviation.

°   Le centenaire du 1er saut en parachute au dessus du Domaine de la Geneste à Chateaufort a été organisé en 2013. Une exposition et une conférence ont été présentées à la Médiathèque de Toussus. Au Musée du Bourget à l’arrivée de Catherine Maunoury  dans le cadre des carrefours de l’Air où le Blériot Pégoud  a repris sa place au MAE et lors des Vœux de la DGAC en 2015. 

°  Chateaufort a inauguré en 2014, un jardin surplombant le lieu où Pégoud sauta en parachute.

°  Le Château de la Geneste ouvre en 2015 un micro musée en sa mémoire, 

°  L’armée de l’air donne son nom à sa promotion des jeunes de l’Air en 2015 et défile sur les Champs Elysées.

°  Cet as français, 1er saut en parachute et précurseur de la voltige aérienne,  est l’ancêtre de tous les meetings aériens. Il a vécu sur les trois communes de Buc, Toussus et Châteaufort avant de tourner le monde où il drainait des centaines de milliers de spectateurs lors de ses meetings pour son looping the loop.

La relation du nom de cet aviateur au  COSEC serait l’opportunité de pouvoir graver son nom à Toussus pour une salle unique en son genre dans la Région, vu qu’elle possède un mur d’escalade afin que nos sportifs s’entrainent pour accéder au sommet.


Le Musée Pégoud à Montferrat avec qui nous sommes en relation, serait ravi que son nom puisse être retenu à Toussus et cela serait l’opportunité de les rencontrer lors de la prochaine journée du patrimoine en 2016.  

Peut être aussi, qu'avec nos amis de l’AJBS de la Ferté-Alais, d’étudier la possibilité d’éxposer  un Blériot XI sur l’aéroport comme en 2007.  L’occasion d’une belle fête en perspective où nous aurons le temps de nous organiser dans le cas ou le nom de Pégoud serait retenu.

La commission culture décidera du choix des noms présentés. La date limite des propositions était au 31 octobre.

16/10/2015

La piste cyclable Toussus/Buc et la Véloscénie une opportunité pour nos économies régionales et communales à réaliser avant 2018

La Véloscénie : 450 km d’itinéraire vélo de Paris au Mont-Saint-Michel, entre pistes aménagées, voies vertes, petites routes balisées et chemins forestiers… quelle belle idée ! 




Pourquoi la Véloscénie ?
Des ambitions pour proposer une offre touristique durable en réponse aux attentes des clientèles et valoriser les territoires tout en favorisant les déplacements doux.
La Véloscénie a été reconnue comme un itinéraire structurant du schéma national des véloroutes et voies vertes en 2010 quand le Ministère chargé du tourisme définissait comme nouvelle priorité la  « France à vélo ». Les Régions et Départements concernés ont donc inscrit ce projet comme une action prioritaire. Ils se sont accordés pour offrir aux cyclistes, depuis 2012, la possibilité de découvrir à vélo les territoires tracés par la Véloscénie.
Il mobilise les acteurs publics et privés autour d’un ambitieux projet en faveur des déplacements doux. Un circuit  qui permet de se connecter en plusieurs endroits à d’autres itinéraires majeurs tels que La Loire à Vélo, Le Tour de la Manche, La Vélodyssée ou encore l’Avenue Verte Paris-Londres.

Nos communes et la Véloscénie
En ce qui nous concerne,  Versailles, Buc, Les-Loges-en Josas, Toussus-le-Noble et Chateaufort, font partie de l’itinéraire du circuit Ile-de-France. 
D’abord, la Coulée verte mène sans voitures à Sceaux et à Massy. Puis un parcours provisoire sur routes, vers les vallées de la Bièvre et de l’Yvette avec une variante qui offre un majestueux détour par Versailles.

Dans le schéma ci-dessus nous souhaiterions, mis à part le tracé rouge retenu curieusement et sans attrait qui passe dans une zone industrielle, la réalisation rapide du tracé de couleur verte déjà acté et qui longe six sites d’intérêt, sur les terres du Grand Parc de Versailles, Domaine de Chasse du Roi Soleil, à la Porte du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse et sur un plateau « Berceau de l’aviation » qui a vu l’existence de 8 aérodromes dont celui de Toussus qui fêta son centenaire en 2007.

Un projet acté à terminer rapidement eu égard à la demande croissante des populations du plateau en matière de circulations douces, et notamment celles  au quotidien, des collégiens, des lycéens, et les nombreux déplacements vers les entreprises des zones d’activité de Buc et de Loges en Josas. Une réalisation qui pourrait être  bénéfique à tous les partenaires, si terminée avant 2018, année où pour la première fois de son histoire en France la « Ryder Cup » se tiendra au Golf National. Une année butoir pour bénéficier des retombées économiques sans précédents pour nos communes et notre Région.

Un évènement sportif qui draine sur 3 jours, environ 250.000 personnes et réalise 150 Millions €.

28/09/2015

Volez au féminin....



 Lors des journées du Patrimoine 2015 à Toussus, nous avons eu le plaisir de recroiser des grandes femmes pilotes telles que Martine Tujague et Michèle Bondin-Seignette, et se remémorer le partenariat avec les femmes pilotes qui étaient à l'honneur au Centenaire de l'Aéroport de Toussus-le-Noble en 2007. 

Le Comité du Centenaire CCAT en partenariat avec l'Aéroclub de l'IPSA, et sa Présidente Martine Tujague avaient honoré  les femmes pilotes tant dans son programme que ses expositions et démonstrations en vol :


Les femmes sont présentes partout dans l’histoire de la conquête de l’air et de l’espace. 
Hier il s’agissait d’aventures et d’exploits, aujourd’hui être pilote est devenue une réalité quotidienne et elles peuvent en faire un métier, commandant de bord, mécanicien, pilote de chasse ou d’hélicoptère,carrière civile ou militaire.

On ne saurait oublier le nom d’Hélène Boucher, « Léno », qui s’élancera toujours dans le ciel avec audace. Son vol Paris-Bagdad, les 12 heures d’Angers, ses nombreux records feront d’elle la femme la plus rapide du monde.
Elle disparut le 30 novembre 1934 avec son Rafale Caudron à Guyancourt. Elle fut la première femme française pour qui furent organisées des funérailles nationales.
En janvier 1955, Elisabeth Boselli, une de nos très grandes aviatrices, s’attribue sur Mistral, le record de vitesse féminin à 746 km/h. Le 1er mars suivant, elle ajoute à son palmarès le record du monde toutes catégories de distance en ligne droite entre Creil et Agadir, 2 330 km à 660 km/h de moyenne. Elle accomplira, dans l’Algérie déchirée, plus de 900 heures de vols d’évacuation sanitaire.
  Jacqueline Auriol deviendra la seule femme au monde brevetée pilote d’essai au Centre de Brétigny de 1951 à 1971 sur Mystère IV, Vautour, Mirage III, Caravelle, etc... Détentrice de plusieurs records du monde de vitesse, elle sera, en 1953, la première Européenne à franchir le mur du son. En 1963, elle atteindra
la vitesse de 2 038,70 km/h en circuit fermé sur Mirage III R. Une détermination hors pair, titulaire de nombreuses décorations, Jacqueline Auriol eut des funérailles nationales aux Invalides en 2000.
Des Instructrices comme Geneviève Gilbert qui totalise plus de 20 000 heures de vol et Véronique Salmon-Legagneur ont exercé leur métier à Toussus-le-Noble.
Martine Tujague
Vice Présidente AFFP

Association Française des Femmes Pilotes
Pour en arriver là, les femmes ont dues braver mille obstacles et nous ne pourrons évoquer ici, toutes celles,
aux parcours exceptionnels, qui ont ainsi ouvert la voie des airs.

Dès 1810, sous Napoléon 1er, Sophie Blanchard devenait « Aéronaute Officiel des fêtes publiques». En 1815, Elisa Garnerin, aéronaute et parachutiste gagnait le surnom de « Vénus aérostatique ».
En 1909, Thérèse Peltier devient la première femme pilote, mais elle n’obtiendra jamais le fameux brevet de l’Aéro-Club de France, qui ne pouvait être alors décerné à une femme !!!
Raymonde de Laroche obtiendra en 1910 le Brevet de Pilote N° 1 attribué à une femme (il faudra fêter cela en 2010 !). Elle ne cessera alors de se distinguer lors de très brillantes prestations en meetings aériens. A cette même époque Hélène Dutrieu, la « Femme Epervier », gagne la Coupe Fémina en 1911. Elle sera la
première femme à décoller du lac d’Enghien aux commandes d’un Farman doté de flotteurs.
Une autre aviatrice téméraire, Marie Marvingt surnommée la « Fiancée du Danger », consacrera toute sa vie à sa passion, et plus particulièrement à l’aviation sanitaire pendant la première Guerre mondiale.
On se souviendra toujours de l’exploit d’Adrienne Bolland. Le 1er avril 1921 à bord de son Caudron G3, elle réussit la traversée des Andes à 4 000 mètres d’altitude.
En 1928, Maryse Bastié bat le record de distance en ligne droite, entre Paris et Treptow en Poméranie (1 058 km). Ce sera ensuite le Bourget-Moscou, puis la traversée de l’Atlantique-Sud en 12 heures, et enfin, le fameux vol ininterrompu de 37 heures 55 minutes.
Entre 1931 et 1937, Maryse Hilsz se distingue par ses vols sur très longues distances, Paris-Tokyo, Paris-Saigon sur Farman 291. En 1944,elle s’engage dans l’Armée de l’Air.

Infirmières Pilotes-Parachutistes
1946 : Premier concours de l’Armée de l’Air pour le recrutement de Convoyeuses de l’Air. Vingt IPSA font partie de la première promotion.
Une « Section de Vol » des IPSA est fondée en avril, prémices de l’Aéro-club, par plusieurs pilotes dont Germaine l’Herbier, Jacqueline Perney, Régina Wincza et Renée Martin.
Le dimanche 12 mai, elles participent à Toussus-le-Noble à une journée de vol et de démonstration.
1947 :Des « hôtesses sanitaires » volent sur les compagnies civiles (notamment TAI et UAT) et permettent le rapatriement et les soins à bord des blessés et malades de retour d’Indochine.
1949 :Reconnaissance officielle par la Croix Rouge des « infirmières parachutables ».
1950 :Création de « l’Aéro-club des IPSA » qui, avec son premier avion, établit ses quartiers sur l’aérodrome de Guyancourt après une courte période à Mitry-Mory.
1954 : L’activité des IPSA est continue et héroïque durant toute la guerre d’Indochine et ce, jusqu’à la chute de Dien Bien Phu où l’on se doit d’évoquer parmi d’autres, l’action de Geneviève de Galard, en tant que convoyeuse de l’Air.
C’est aussi le début de la guerre d’Algérie et là encore, les IPSA participent à de nombreuses missions au prix de leur vie. La création d’une Ecole d’Hôtesses de l’Air donne aux compagnies aériennes un nombre important de navigantes.
Dans les premières années, la majorité des Convoyeuses de l’Air sont issues du Service enseignement IPSA de la Croix Rouge Française. Air France recrute également ses premières hôtesses de l’air parmi les IPSA.
Aujourd’hui, l’aéroclub, regroupe une centaine de membres, assure la formation de pilotes privés débutants ou en perfectionnement, dans un esprit de bénévolat et de bonne humeur, pour le plaisir de voler
prudemment et en toute sécurité !

Martine Guétin

IPSA
1934 : Sous l’impulsion de Françoise Schneider et Lilia de Vendeuvre, les infirmières de la section féminine de l’Aéroclub de France se regroupent et constituent la section Aviation de la Croix Rouge Française. Elles deviennent les «Infirmières Pilotes Parachutistes Secouristes de l’Air » (IPSA). Leur but est l’accomplissement des soins en vol, le pilotage d’avions sanitaires et la formation des infirmières dans
ces activités aériennes. Quelques IPSA se font connaître dès cette année là dans différents aéroclubs.
1939 : Dès le début de la guerre, des IPSA sont réparties sur les bases aériennes, en France et Outre-Mer. Elles participent aux équipes d’urgence de la Croix Rouge pour aider les populations civiles.
1940 : La « Mission des Morts et Disparus » créée par Germaine l’Herbier qui, avec cinq équipières toutes bénévoles, réussit à retrouver pendant la guerre, 500 aviateurs français et 1 300 alliés portés disparus. Accréditée après la libération, elle retrouvera encore 460 aviateurs français et 940 tombes d’aviateurs alliés, en France, Belgique, Allemagne et Hollande.
1944 : Création des « Convoyeuses » qui rapatrient 43 000 prisonniers et déportés à bord des avions militaires. Les Convoyeuses furent intégrées par la suite à l’Armée de l’Air.

L’Amicale des IPSA assure le lien et l’entraide morale et matérielle entre toutes les IPSA, et aide la Croix Rouge dans ses activités. Grâce aux cotisations et dons, elle prend en charge le Noël des IPSA malades ou en difficulté, ainsi que de pensionnaires des Invalides.


L’aéroclub des IPSA est basé sur l’aéroport de Toussus-le-Noble